J'aime :
Boire du lait ; être sur une place où il n'y a rien, juste un ciel bleu ; manger des glaçons à en avoir mal au ventre ; être allongée dans l'herbe regarder les etoiles ; les glaces à la fraise ; Ecouter "la foule" et "voler" dans mon apartement ; embrasser celui que j'aime ;
Finir les cours le vendredi et me dire que le samedi je vais dormir juska midi ; les cours de math avec Sheep ; L'ocean ; dormir avec deux coussins ; Radiohead [ à ecouter si possible quand je suis defoncée ] ; L'enfance ; la voix de Rajaa ; Paris.
J'aime pas :
Les départs ; les bananes , pleurer et avoir les yeux qui piquent ; mon dieu les cafards ! ; être loin de lui ou d'elle ; les filles en général je les trouvent jalouse entre elle ,superficielle moche et conne ; Viellir j'aimerai être comme peter pan et pouvoir faire la fête tout le temps dans un pays imaginaire [ sans pirates ] ; me lisser les cheveux cela prend trop de temps; les gens qui ont aucun sens de l'humour ; l'hiver
Le voyage :
J'ai perdu au moins dix millions de moi en trois jours et quatorze ans de mes 18. A courir sur le bitume, le nez en l'air, pour recevoir les gouttes d'eau dans les yeux, mon maquillage qui coule sur mes joues rosies de froid, ma jupe qui flotte et entraîne derrière moi les brins d'herbe et les akènes des pissenlits, j'ai pas peur de tomber dans la terre humide, j'ai pas peur de ce qui me poursuit, je sais ce que c'est, je cours juste pour la forme, pour le plaisir. Si je trouve une descente, je me laisse glisser en roucouboul jusqu'en bas. Femme libérée crierait la tourterelle. C'est un pigeon, ici, connasse, salope qu'il beugle. Je suis fragile, ces mots me blessent. Je lui passe la langue, il continue sa tirade. Je m'en approche, ne pas perdre de temps, l'Autre me rattraperait, je fixe le pigeon, je l'empoigne par le cou, je souris, la mort ça fait sourire. Ironie d'une dérision. Crac. J'ai toujours adoré ce bruit, c'est le même que les branches d'arbres ou les feuilles en automne lorsqu'on marche dessus. Pieds nus dans le pré. Je cours, sans haleine, vaut mieux, j'ai plus de chique pamplemousse, une merveilleuse découverte ces chewing gum, j'ai pas peur de puer, j'ai du Lolita Lempicka avec moi, je peux suer tant que je veux, les cheveux qui me collent au front, ils frisent, l'humidité. J'ai les yeux marrons fuyant, plus clairs que les bouchons des bouteilles SPA. J'aime déranger, je dérange une famille de fourmis là, alors, je saute sur la fourmilière, juste parce que c'est sadique et qu'on se sent fort. Je sens le souffle dans le cou, derrière mes pas, ses échos de talons. L'herbe étouffe, je tombe en avant, la bouche dans la terre, amère et écoeurante. Ça me dégoûte, je crie, je hurle, mes cheveux emmêlés me bouchent le nez, une main dans mon dos, l'autre qui presse ma face sur le sol, c'est beurk, j'préfère les cerises, couchée sous un arbre. Un murmure dans les feuilles me l'avait promis un jour, depuis j'ai appris à ne plus croire aux voix. Celle dans ma tête me dit toujours : fonce et bourre dans l'tas. J'ai bourré, ma gueule, et j'ai plus jamais retrouvé mon chemin, j'ai fini conne sur un quai de gare, sans argent, sans ticket, sans personnes, sauf moi, et l'Autre. J'ai attendu qu'on s'inquiète, j'aurais pu mourir s'en foi, avec bouddha comme but, au moins. J'avale de l'herbe et tous les insectes qui sont dessus. J'ai beau hurlé à quoi sert de hurler si votre Autre est sourd. Sourd. J'ai peur de ne plus jamais entendre, j'écoute rarement mon mp3, j'ai peur de devenir aveugle, bigleuse comme une mouche, les lentilles, c'est une révolution, j'veux pas ne plus coloriser mes rêves, j'veux pas ne plus pouvoir déposer sur une feuille, des ratures, de mots sans sens, mais avec vie. Je pense souvent à ça, la vie, la mienne, à quoi rime-t-elle ? Do La Mi Do La Mi Do La Mi Do... Pshhht, couper la musique, ça m'empêche d'y revenir. Où ? Là. Arf, j'avale j'avale, que de la terre, je préviens, le dernier a été déçu que ce ne soit que ça. Foutu l'appris, vive l'indécis. Pan pan, prends toi ça, tu recules, je me relève, Bang, morte, une balle dans la tête, calibre 12,7 mm, j'ai eu droit au coup qu'on ne tenait pas à rater. Je dirai la vérité du ciel une autre fois. Game Over. Recommencer. Pourquoi faut-il toujours que le joueur me choisisse des tenues aussi légères, je prends froid, je perds plus vite mes forces, l'est stupide aussi, on voit que c'est un débutant. Mets-moi autre chose qu'un drap transparent. Je sais que tu fantasmes sur ton héroïne, mais branle-toi devant autre chose. Tu veux que je fasse des films de cul ? ... Tiens, pourquoi pas ? Va crever. Con. Fais ton jaloux devant tes amis, conserve moi dans un petit sac de toile, il gratte, gratte-moi, l'entrecuisse, les lèvres, caresse le bas du haut et du haut en bas, puis rentre, tes mensonges, dans ma tête, et trouve des excuses, c'est si facile. Si aisé de mentir, cacher, tromper, fauter. J'ai affiché ta photo sur mon mur, juste devant mon bureau, je te vois tout le temps, et c'est comme si t'étais là. L'Autre... toujours présent, dans ta tête, dans tes yeux, l'Autre, c'est ce qui t'es cher et ce pourquoi tu souris et tu te lèves le matin. Mon Autre est variable. Mon Autre, c'est ma Vie. Et Vivre de soi pour ça...Je t'aime Rafael.
Je suis :
[lunatique]
[Je suis d'un romantisme à couper au couteau]
[Dans le fond de la surface, Je HAlS les hommes PARFAITS]
[J'aimerais être fascinante]
[J'fais des voeux aux heures de même chiffre. 11h11 et 22h22. Ca marche pas toujours.]
[Quelqu'un m'a juré un jour, que l'herbe était bien plus verte ailleurs. Et je suis allée voir, simplement pour vérifier, mais c'est partout pareil]
[Le bruit d'un ongle qui gratte un tableau me crispe]
[Je suis à vendre pour une bouchée de pain]
[Je suis à écraser contre un mur]
[Je suis à cracher dans la cuvette des WC]
[Je suis à talonner sur le bitume]
Je suis une fainéante.
J'commence plein de trucs, que je n'termine jamais...
Je suis ironique.
Je suis attaquante.
Je fume beaucoup quand je déprime. Pour le moment, je fume beaucoup.
J'aime me mêler de ce qui me regarde pas.
Je trouve beaucoup de choses pathétiques.
J'ai pas ma langue dans ma poche.
Je suis trop cash.
J'suis pas certaine que vous me connaissez vraiment mieux maintenant !
Je suis une fille heureuse. C'est déprimant d'être heureux, on ne peut pas se plaindre.
Et merde, c'est épuisant d'être heureuse. Et là, vous allez penser que je déraille. Non. Oui. Peut être.
Patience, encore un jour avant de connaître demain.



![Maintenant vous pouvez voir ce qu'elle mange [ ou pas ]](http://9d.img.v4.skyrock.net/9d3/bs-sachou/pics/738587796_small.jpg)
